mercredi 16 juillet 2008

La bête tapie au fond de ton coeur s'éveille.
Une vague de violence déferle.
Elle vide ton âme de tout chagrin.

Tu étreins le fauve et ton corps apprend la danse de mort.

T'écorcher aux troncs rugueux.
Te rouler dans la boue.
Embrasser la mousse humide de la forêt.

Ton amant ne peut te combler qu'au prix de larmes de sang.

Ton chant, c'est le cri que personne n'entend.
Seule la créature te comprend.
Elle calme la douleur trop vive.

Nature sauvage, Fille de la terre, laisse parler l'animal que tu es...



(BVL 2006)

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